Décisions du Conseil ECOFIN du 22 janvier

Commentaire du conseiller fédéral Kaspar Villiger sur l'accord trouvé par les ministres des finances des Quinze sur la fiscalité de l'épargne

"Certes, cet accord ne nous permettra pas d'empêcher la politique de l'OCDE. Mais il serait un acte inamical si, après les poignées de mains et les bouchons de champagne, on entende dire, une fois qu'il n'y aura plus rien à boire: poisson d'avril! La lutte contre le secret bancaire n'est pas terminée. Elle se poursuit simplement à un autre niveau. On ne peut pas agir ainsi."
(Tages-Anzeiger 23.1.2003)

 

Concurrence entre places financières

"Les Britanniques par exemple, les plus critiques envers la Suisse, n'ont pas besoin du secret bancaire car, comme le remarque avec sagacité Mark Pieth, professeur ordinaire de droit pénal, ils ne savent même pas qui sont leurs clients."
(NZZ 20.1.2003)

 

Percée dans le dossier de la fiscalité de l'épargne, mais la pression demeure

"Mais si l'on considère, outre l'inefficacité notoire de la fiscalité de l'épargne, les coûts de sa mise en œuvre - il devrait en coûter à l'administration et aux banques en Suisse une somme se chiffrant en centaines de millions de francs – l'affaire devient encore plus douteuse. Tout est bien qui finit bien? Non, assurément pas."
(Commentaire NZZ 22.1.2003)

 

Les décisions sur la fiscalité de l'épargne pourraient inciter les capitaux à quitter l'Europe

"De toute évidence, il existe un risque qu'une personne aille placer son argent à Hongkong, à Singapour, au Japon ou en Australie, affirme Bassam Salem, partenaire d'EFG, banque privée à Genève. Les preuves ne manquent pas: quand une situation fiscale est défavorable, l'argent a des ailes en Europe".
(Herald Tribune 23.1.2003)