La Suisse n'a pas obtenu de traitement de faveur dans l'accord sur la fiscalité de l'épargne

Pierre Darier, vice-président de l'Association des Banquiers Privés Suisses

"Il faut que l'on cesse de faire croire que la Suisse est sortie grande gagnante de cette négociation. Elle a fait une concession majeure en acceptant de percevoir des impôts pour ses voisins européens. Cette Directive a été négociée par les Etats membres de l'UE pendant une quinzaine d'années et son contenu marque de façon très précise les limites de la coopération voulue à l'intérieur de l'UE, compte tenu des intérêts en présence. La Suisse n'a pas obtenu de traitement de faveur. S'il y a victoire pour notre pays, celle-ci se situe uniquement au niveau de la fiscalité des entreprises, avec la suppression de l'imposition des dividendes, des intérêts et des redevances entre sociétés apparentées."

Source: entretiens avec la presse de l'Association des Banquiers Privés Suisses, 13 janvier 2005